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 PROTEGER, RESSENTIR, REPARER |
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Une barrière mise à l'épreuve
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Pour accomplir sa mission de protection, la peau doit être une barrière résistante et imperméable. Ce rôle revient en grande partie à l'épiderme, directement exposé à l'environnement extérieur.
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Si le derme est mécaniquement résistant, il est hydrophile, c'est-à-dire friand d'eau. C'est la couche superficielle de la peau ou couche cornée qui rend la peau imperméable, hydrophobe, et qui protège le derme d'une entrée massive d'eau. C'est également elle qui résiste aux agressions chimiques. Grâce aux cornéocytes remplis d'une protéine
très dure et insoluble, la kératine, et au ciment lipidique qui assure la cohésion entre les cornéocytes et donc l'imperméabilité.
Mais l'épiderme n'est pas une barrière infranchissable. De l'eau libre provenant du derme traverse continuellement l'épiderme par capillarité et s'évapore à la surface de la peau, c'est la perte insensible en eau ou PIE (en moyenne 9g/m2 de peau/h). Dans le sens inverse, la peau peut laisser entrer de l'eau mais aussi des molécules actives.
Cette propriété d'absorption cutanée est utilisée pour hydrater la peau, favoriser l'action de cosmétiques ou de médicaments.
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Zoom
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Bactéries à la surface de la peau vue en microscopie à balayage.
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La couche superficielle de la peau est recouverte d'un manteau acide (pH compris entre 4 et 5.5). C'est le film hydro-lipidique qui possède toutes les propriétés pour empêcher les bactéries non-résidentes de se développer et préserver l'étanchéité de la peau. Il est composé d'un mélange de sueur, de sébum et de lipides auxquels se rajoutent des peptides
antibiotiques appelés défensines et dermcidines synthétisés par les glandes sudoripares. La couche cornée n'est pas un lieu stérile et de nombreuses bactéries résidantes (1012 bactéries/m2) y trouvent refuge et prospèrent dans les espaces intercornéocytaires. Trois espèces de bactéries sont particulièrement bien adaptées pour résister au milieu acide et aux peptides antibiotiques : Staphylococcus, Propionibactérium et Corynébacterium. Elles se nourrissent de débris de cornéocytes ou de cellules du sébum
et elles empêchent d'autres bactéries indésirables de se développer. Elles jouent donc un rôle fondamental, celui de « nettoyeuses ».
Le maintien du pH
physiologique de la peau est indispensable pour éviter la prolifération d'agents pathogènes et un excès ou un manque d'hygiène peut nuire à l'équilibre de cette flore cutanée.
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Microscopie Confocale d'une cellule de Langerhans.
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La peau possède un système de défense très élaboré, où différents types de cellules agissent conjointement ou successivement. Il n'est donc pas surprenant de découvrir que la peau possède une fonction immunologique. Cette fonction est assurée en premier lieu par les cellules de Langerhans, cellules dendritiques issues de la moelle osseuse, puis par les lymphocytes T et les macrophages.
Les cellules de Langerhans qui représentent 2 % des cellules de l'épiderme sont localisées dans la couche de Malpighi et responsables de l'immunisation contre un antigène
appliqué localement sur la peau. Si un antigène pénètre et traverse la couche cornée, ces cellules le prennent en charge puis quittent l'épiderme et se retrouvent en moins de 6 heures au niveau des vaisseaux lymphatiques du derme où elles le présentent aux lymphocytes
T. Véritables cellules tueuses, les lymphocytes T déclenchent la cascade immunologique pour éliminer l'antigène, et le conservent en " mémoire ". Si ce même antigène pénètre à nouveau dans l'épiderme, même des années plus tard, il sera alors immédiatement reconnu et la réaction immunologique sera plus rapide et plus efficace.
Au cas où l'antigène aurait quand même réussi à traverser cette première ligne de défense, ce sont les macrophages du derme qui le détectent et l'éliminent. Ce duo est complété par les kératinocytes qui surproduisent en cas d'infection la cytokine
IL1, laquelle va stimuler l'activité des lymphocytes T.
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Comme tous les mammifères, l'homme est un homéotherme : il maintient sa température corporelle interne constante et proche de 37°C même si la température extérieure varie. Dès qu'il est sujet à des variations de température, aussi minimes soient-elles, l'organisme réagit en mettant en route une série de réactions pour rétablir sa température optimale. C'est ce que l'on appelle le phénomène de thermorégulation
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C'est par la transpiration que l'organisme est capable d'éliminer l'excès de chaleur. Il dispose pour cela d'un centre thermorégulateur localisé à la base du cerveau : l'hypothalamus
, de radiateurs : les vaisseaux sanguins et d'un système de refroidissement : les glandes sudoripares. On appelle thermolyse le phénomène visant à faire baisser une température corporelle trop élevée et thermogenèse le phénomène visant à l'augmenter.
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